La Narvalaise

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Livret d'Habillement

Livret d'Habillement

 

 

On devient l’homme de son uniformeNapoléon

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Lors de l’incorporation ou pour toute autre affectation il est indispensable d'effectuer dans les plus brefs délais « les mouvements d’embarquement »; cela consiste à se présenter dans les bureaux administratif, militaire, habillement, infirmerie, etc. pour s’y faire enregistrer.

 

Et en ce qui concerne les tout premiers jours « Marine », le plus important, peut-être même avant le coiffeur, était l’inévitable passage au Bureau Habillement pour y recevoir sa dotation de vêtements de marin : son « sac » qui était l’ensemble des « effets » réglementaires des matelots. Ça n’était pas moins de 60 effets, du paletot à la chaînette, du jersey au cache-nez, des mouchoirs au cadenas, de la vareuse en serge aux souliers bas noirs, etc. que le Maitre Fourrier et ses adjoints délivraient à chacun après prise de mesures et essayages. Cet épisode premier de la vie du jeune marin est inoubliable, chacun en garde une anecdote.

 

La première attention portée à cette nouvelle garde-robe était de la personnaliser en utilisant la plaque de marquage fournie : l’apprenti marin devait jouer du pochoir pour imprimer son matricule sur tous ses effets. Une fois « équipé », il fallait faire un joli paquet de ses effets civils qui étaient retournés chez les parents, action forte qui marquait le commencement d’une nouvelle vie. Grand soin devait être pris de ses habits et effets car c’est tout ce que le matelot avait pour se vêtir ; de plus, les « inspections de sac » avec tous les éléments pliés 25x25 étaient fréquentes, en fonction de l’humeur du « Chef », elles étaient impitoyables et notées.

Le paquetage devait tenir dans un très joli « sac de marin » en toile blanc/écru, de Ø36x70cm, que chaque nouvelle recrue s’empressait de personnaliser en y inscrivant d’abord son matricule, et ensuite en y exprimant tout son art créatif, certains sacs étaient de vrais chefs-d’œuvre. Le jeune marin disposait également d'une petite valise métallique noire, qui voyait bien souvent sa poignée ornée du ruban de coton rouge d'un pompon "démonté".

 

Tous les effets délivrés étaient répertoriés dans un Livret d’Habillement dans lequel étaient également consignés les délivrances de cigarettes, les notes des Capitaines de Compagnie et autres travaux de cordonnerie.

Le « Livret d’Habillement » qui vous est présenté date de 1969, il appartient à un Vieux Loup d’une autre meute : ses nom, prénom et matricule ont été effacés pour respecter son anonymat. Merci à lui.

 

Dans sa médiathèque, La Narvalaise vous présente une vidéo traitant de l’affaire : L’étoffe des marins.

 

Il est toujours possible de se vêtir « Marine » : pour les réservistes c’est à Paris, et pour les nostalgiques c’est à Brest « Au Col Bleu » ou à Toulon à « Elégance Marine ».

 

 

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09/05/2016
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