La Narvalaise

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GAN

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Quel Vieux Loup a oublié « la chasse aux Russes » ? https://static.blog4ever.com/2010/11/447417/artfichier_447417_5310477_201511271742285.png
Aucun probablement car le Narval, sous-marin océanique, a accompli toutes sortes de missions dont certaines consistaient à assurer la surveillance des « mouvements » en Atlantique.
Oui, le Narval était avant tout un chasseur. Qu’il soit en exercice ou à quai, le Narval devait être capable, respectivement,  de quitter son activité en cours ou d’appareiller très rapidement pour intercepter une force navale soviétique pointant en Atlantique Nord. Nos familles ont souvent passé les fêtes de fin d’année ou le week-end de Pâques en l’absence d’un père, d’un fils : appareillages imprévus, « sur la patte de l’ancre », nous emmenaient … à l’Ouest.

 

C’était l’époque de la « Guerre Froide », cette période de tension, de confrontations entre les deux superpuissances - les États-Unis et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) - et, plus généralement, entre les deux blocs Est-Ouest. Cette période, qui s’étend de la fin du 2ème conflit mondial au début des années 90, a connu plusieurs phases : de face à face, de détente et de tensions puis de dislocation du bloc soviétique. C’est en ces temps-là que notre bon Narval a effectué sa brillante carrière. Nous allions donc en Atlantique Nord pour intercepter les forces soviétiques alors composées de bâtiments puissamment armés. Nous n’avons pas oublié le Kiev, le Kirov ou le Moskva, les Kresta ou Krivak et les multiples sous-marins dont les noms sonnaient comme des signaux TUUM  (Foxtrot, Golf, Romeo, Tango, Whisky, …).

 

Le Narval n’était, bien sûr, pas seul dans cette surveillance et cette quête d’informations dans tous les domaines de la guerre sur et sous la mer. Ses capacités ne lui permettaient pas de soutenir  un groupe aéronaval dans son déplacement, mais il remplissait avec efficacité des missions « complémentaires » : missions de renseignement bien sûr, patrouilles en secteurs à l’ouvert de la mer de Norvège pour contrôler les bâtiments du bloc de l’Est venant s’opposer à l’avancée de forces occidentales en soutien de convois en Atlantique Nord.

 

Nous voici donc à parler du Groupe Aéronaval Français, le GAN, dont les capacités lui permettent de remplir de multiples missions :

  • attaquer des objectifs terrestres avec l'aviation d'assaut embarquée et des missiles de croisière,
  • protéger le trafic commercial ou les convois militaires,
  • appuyer et protéger une opération amphibie,
  • établir une supériorité aérienne sur une zone en coopération avec des forces aériennes basées à terre,
  • assurer une présence navale dans la gestion politique d'une crise.

 

Le GAN s’articule toujours autour du porte-avions. Il regroupe des bâtiments de 1er rang,  aptes aux luttes sous-marine ou aérienne, des ravitailleurs et des sous-marins. Adaptative, cette force n’est pas « figée » : elle est constituée (ou dissoute) en fonction des circonstances et sa composition varie selon les missions.

 

Voici comment il est présenté le 13 octobre 2015* :

 

 « Faire décoller et apponter des avions en pleine mer, c’est la mission du porte-avions Charles-de-Gaulle. Pour la mener à bien, le porte-avions est en permanence escorté par des bâtiments qui complètent sa protection contre les menaces aériennes, de surface ou sous-marines. Cet ensemble appelé GAN, pour groupe aéronaval, est mis en œuvre par 2 600 marins. Avec les États-Unis, la France est ainsi un des seuls pays à pouvoir déployer un tel dispositif en opérations. »

En avril 2015, une équipe du Journal de la Défense a embarqué sur plusieurs navires durant l’opération Chammal. Au-delà de l’activité du groupe aérien embarqué, engagé contre Daesh, les témoignages des acteurs du GAN vont vous permettre de connaître  l’impressionnant « bras armé » déployé par la France pour projeter sa force partout dans le monde.

L’équipe du Journal de la Défense a réalisé cette vidéo.

 

*Document Cols Bleus - Sources : Etat-Major des Armées - Droits : Ministère de la Défense.

 

Par ailleurs, notre ami Jacques MARQUET* a réalisé un magnifique document qui nous permet de « visualiser » le GAN : Le Groupe Aéronaval Français en dessins.

 

Voici ce qu’en dit un Vieux Loup expert :

 

« Ce document illustre ce que notre Marine a de plus puissant et montre, en particulier, le rôle éminent que jouent les Sous-marins Nucléaires d’Attaque. Les “Rubis” tiennent aujourd’hui leur place avec honneur, les nouveaux “Suffren”, plus puissants, plus discrets seront mieux à même de remplir des missions d’importance, de soutien du GAN, d’éclairage aussi. »

 

*Jacques MARQUET, Mécanicien SG de 1965 à 1972 – GEM puis campagnes dans le Pacifique avec le Forbin, le Duperré et le De Grasse. Dessinateur hors pair, Jacques est passionné de Porte-avions et d’aéronefs, il signe près de 650 dessins.

 

 

Cliquer sur les liens : mots ou textes en noir gras.

 

 

 



27/11/2015
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