La Narvalaise

La Narvalaise

Projet

40 appréciations
Hors-ligne
Retrouvé dans mes archives :
Article de presse - La Liberté du Morbihan - du 2 mars 1983.
Y'a-t-il des Vieux Loups qui ont eu connaissance de ce projet, si oui, qu'en est-il advenu ?




Dernière modification le mardi 01 Décembre 2020 à 11:16:54

6 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Jean-Gabriel, 
Là je tombe du placard, jamais lu, jamais entendu parlé. J'aimerais bien savoir de quoi il en a retourné de ce projet car c'est intéressant pour l'histoire sous-marine. Merci à toi.
Amitiés des bateaux noirs. 
Pierrick

14 appréciations
Hors-ligne
Aucune idée. Un projet parmi d'autres peut-être ? Bonne chance pour la suite. 
tactac72

23 appréciations
Hors-ligne
A Nantes Trentemou était situé le chantier Dubigeon où furent construits l'Androméde, la Diane et le dernier en date la Minerve. Ce chantier a disparu, je doute qu'en 1990 il soit encore en activité.

3 appréciations
Hors-ligne
Lors de l'escale de la Sirène début juin 86 pour son parrainage avec la ville de Nantes, je me suis retrouvé avec les officiers, je ne sais plus comment, à visiter la maquette du PCNO d'un nouveau sous-marin. Il y avait effectivement un projet et mes souvenirs s'arrêtent là.

8 appréciations
Hors-ligne
Je n’ai jamais entendu parler d’un tel projet. A l’époque, il était déjà question d’export, avec sans doute l’idée de maintenir deux chantiers, Cherbourg et Nantes, et de conserver le savoir-faire de “petits” sous-marins aptes au combat côtier. Outre les marines océaniques (US, France, URSS, UK …), nombre de marines prenaient conscience du besoin de contrôler ou menacer les détroits sous leur portée pour peser sur les voies de commerce océaniques. D’où l’idée d’un sous-marin “pas cher”. Plus tard, le Scorpène sera développé, plus gros, avec un succès certain à l’export, mais construit à Cherbourg ou en transfert de technologie, surtout avec les progrès de l’AIP. Je me souviens d’une discussion en Malaisie au milieu des années 90, alors que nous faisions la promotion des La Fayette, au cours de laquelle les Malaysiens ont posé d’excellentes questions sur le besoin opérationnel pour leur pays. Les consignes étaient de leur vanter 2000 tonnes! 

40 appréciations
Hors-ligne
L'essence de ton post, Jean-Maurice, laisse penser qu'il y a peut-être eu un projet..., embryonnaire. Mais il semblerait que des directions totalement différentes aient été prises. L'executif de l'époque était-il intéressé par un tel développement... potentiel ?

8 appréciations
Hors-ligne
A cette époque, les 209 allemands dominaient le marché de l’export (69 exemplaires pour 14 pays au total), avec des modèles allant de 1200t à 1800t, pour des marines qui se voulaient océaniques et cherchaient un transfert de technologie (les Allemands étaient très ouverts sur ce point), dans la foulée de la guerre des Malouines, avec le Belgrano et les activités des 209 argentins.
Espérer s’imposer sur ce marché, malgré l’ancien succès des Daphné (15 exemplaires) et celui plus récent des Agosta, me parait impossible à cette époque, surtout que, par exemple, suite à leur presque guerre avec le Chili fin des années 70, les Argentins voulaient plus gros et avaient déjà demandé aux Allemands (le type TR1700, dont le San Juan faisait partie). Le marché sud-américain était bien verrouillé.
Qu’il y ait eu des velléités françaises, sans doute, surtout de la part des chantiers nantais, mais la construction des SNA mobilisait l’essentiel de nos capacités. De plus, je ne suis pas très sûr que la France avait une politique bien arrêtée en matière de transfert de technologie. Début des années 90 et la fin de la guerre froide, la situation était différente, notamment grâce au succès de l’aspect innovant des La Fayette, et l’intérêt croissant de “nouveaux clients” avec une autre géopolitique que les grands océans (Taïwan, Malaisie, etc) et aussi l’intérêt de certains politiques français pour les ventes d’armes suite au succès de Sawari 1 (à noter que les Emirats avaient envisagé une flotte de sous-marins côtiers et avaient approché …  l’Allemagne).
Les Allemands ont proposé le type 214 à partir des années 2000, avec un certain succès. Je passe de côté l’export de Kilos russes, c’est une autre histoire. Je passe aussi sur la genèse délicate du Scorpène en collaboration avec l’Espagne. Je fais d’énormes raccourcis, bien sûr. 

40 appréciations
Hors-ligne
Merci Jean-Maurice, pour ces explications et détails, complets et précis.
Nous pouvons donc penser qu'il y a bien eu un projet, mais qui fut vite abandonné.
Vous ne disposez pas des permissions nécessaires pour répondre à un sujet de la catégorie Discussion.

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 422 autres membres