La Narvalaise

La Narvalaise

mouillage de mines en baie deDournenez

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Bonjour,
Qui se souvient de l épisode du mouillage de mines en baie de Douarnenez en 1964 ?
J'ai eu quelques frissons !!!

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Salut "La Cuisse",
J'ai quelques souvenirs  de cet épisode, par contre je ne me souviens plus du motif de cet exercice.
Je sais que l'incident s'est passé le matin, on était au poste de combat pour cet exercice quand le Narval a piqué du nez et nous sommes allé toucher le fond avec une forte inclinaison.
Mais comme en baie de Douarnenez il y a très peu de fond les hélices étaient sorties de l'eau, impossible donc de manoeuvrer. Autant que je me souvienne, tout le personnel de l'avant a rampé vers l'arrière, les torpilleurs envoyaient des chasses d'air par les tubes lance torpilles pour faire basculer le bâtiment. Je me souviens de la frayeur que nous avons eu ce matin là.
Voilà mes souvenirs, si d'autres membres de l'équipage de cette époque ont des souvenirs plus précis qu'ils nous les fassent partager.

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Salut "La Cuisse" et Gérard dit "Fernand" que j'ai eu tout à l'heure au téléphone pour se remémorer cet incident en baie de Douarnenez au cours d'un exercice et au poste de combat, il me semble.
J'étais  Electricien de central, avec les barreurs AV et AR, le Mécano de central et le Maître de central. D'un seul coup le Narval a subitement pris une assiette négative très importante. Tout le personnel du Central n'y comprenait rien, les barreurs ont réagi rapidement en manoeuvrant les barres de plongée à remonter. Du personnel du C.O. est venu voir les différents manomètres de plongée, notamment de profondeur car on descendait rapidement.
L'ordre est venu de chasser aux ballasts centraux et avants. En même temps ordre aux Electriques de battre en AR 4 . Il régnait au Central une effervescence..., les ordres fusaient pour faire redresser le sous-marin. Et  pour finir nous avons "beaché" le fond qui devait être sablonneux. La profondeur n 'était pas trop importante (moins de 50 mètres).
Ensuite, le bâtiment est remonté très rapidement en arrière et on entendait le bruit des hélices hors de l'eau. Je crois que, pour une fois, il n'y a pas eu de reprise de vue avant de venir en surface. Car pendant tout ce temps l'assiette négative très importante nous empêchait de tenir debout. L'origine de cette descente rapide venait du Poste torpilles où une mauvaise manoeuvre ou avarie s'est produite. Faire appel aux Torpilleurs qui ont des souvenirs.
Pour l'anecdote : on avait embarqué pour cette sortie en mer un jeune Officier de l'Aéro de Lann-Bihoué. Il se trouvait au Central, il est passé par toutes les couleurs et essayait de s'accrocher à ce qu'il trouvait. Il n'était pas le seul, et en plus le matériel non arrimé allait tout vers l'arrière dans une pagaille indescriptible. Quant à moi, pour éviter de chuter je m'étais agrippé au gyro compas et je l'enlaçais......, et j'appréciais sa rondeur. Par la suite, au poste de propreté, il avait un soin particulier pour le faire briller avec le "Naol".                               Pour conclure, les termes très souvent employés "Bâtiment bien pesé, assiette zéro" me reviennent souvent en mémoire. Au cours de cet incident aucun blessé à déplorer. Notre Narval s'est bien comporté, mais quand même un peu capricieux.

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Bonjour  Donald dit Moujik,
Je me rends bien compte que malgré ce que tu me disais au téléphone ta mémoire est quasiment infaillible. En te lisant les souvenirs me reviennent et c'est exactement comme cela que l'incident s'est passé. Peut-être que nos amis torpilleurs apporteront leurs témoignages puisque l'origine de l'incident s'est passée dans le compartiment torpilles.

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Je me souviens fort bien de cette odyssée, en étant avec Régis SOUBRAT les joyeux organisateurs :
Régis était aux tubes tribord et moi bâbord. 
Pour mémoire un tube contenait, je crois, environ 2 tonnes  d'eau. Il avait 6 tubes. Une mine prenait au max à peine 1/3 du tube. Il restait donc environ 7 à 8 tonnes minimum à remplir.
Lorsque nous lancions des torpilles longues qui faisaient pas loin de 7 mètres on ouvrait directement les portes avant sans remplir avec des torpilles courtes, suivant l'urgence nous pouvions également le faire, le Central compensait et passait de l eau sur l'arrière . 
Avec des mines il fallait pré-remplir.
Le Patron Torpilleur, dont je tairai le nom, nous a ordonné d'ouvrir, mais comme nous refusions il s'est mis à hurler que c'était lui le chef et qu'il nous ordonnait d'obéir (il est vrai qu'il était adepte des substances liquides inhibantes). Nous avons réédité nos réticences sans succès..., nous nous sommes donc exécutés . 
La suite vous la connaissez. 
Plus de 40 degrés de pointe, les hélices hors de l'eau, l'étrave qui racle et rebondit sur le fond, un bruit d'enfer... Nous avons rebondi 3 fois.
Pour redresser la pointe tout le personnel, tel des alpinistes, a dû passer non sans mal sur l'arrière.
Après moultes chasses aux ballasts Av et passer des tonnes sur l'arrière, il fallait doser car lorsque le mouvement inverse est amorcé il faut très vite équilibrer afin de ne pas partir de l'autre côté. 
Je me souviens que nous avions un programme d'échange avec l'Aéro (P2V7, Alisé, Atlantic). Et ce jour là nous avions embarqué une partie d'équipage d'Atlantic qui était tétanisé au Carré avec une couleur bizarre type alien. J'ai, quelque temps plus tard, effectué un vol de 10 heures avec eux, ils m'ont prouvé qu'ils pouvaient également organiser des attractions aussi sympathiques que les nôtres. 
Une dernière  image : celle des poubelles dévalant la coursive qui menait au Poste Torpilles et au milieu freinant des quatre pattes notre chien gasoil .

Merluch

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En temps normal j'évite de raconter des histoires mais si il y a au moins une date dont je me souviens (même si quelques fois ma mémoire me fait défaut vu mon âge certain), c'est bien celle du 1er février 1965, et pour cause... J'ai débarqué le samedi 30 janvier en fin de matinée (on travaillait encore le samedi matin) de l'Escorteur d'Escadre Guépratte (T47 basé à Brest) sur lequel j'étais embarqué afin de donner un 2ème certificat pour prétendre à donner le concours du BS...
Retour à Lorient, heureux du retour aux sous-marins et appareillage le dimanche soir pour être le lendemain sur zone.
Comme l'expliquent les autres Narvalais de l'époque (mais avec les surnoms il faut avouer qu'on ne sait pas toujours qui est qui...), nous avons effectivement touché le fond avec une bonne pointe, sans gravité ma foi et avec quelque inquiétude quand même !!!
Pour mon compte, j'avais un vague souvenir d'erreur de pesée et de caisses de compensation ?
Tout cela pour raconter que pour ma remise en condition après la surface, on ne pouvait pas trouver mieux....
Pour mieux me connaitre, je suis Michel PAULMIER de mon surnom "Paulo", et j'étais SM Méca aux AUX.
Les fiches générales personnelles sont très utiles pour savoir, entre autres, les dates d'embarquements et de débarquements.

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Nous étions passés au bassin pour contrôler si dégâts il y avait.
Je me souviens que l'étrave faisait une virgule, il est vrai que les trois chocs avaient été d'une extrême violence. Etant aux premières loges, nous avons pu apprécier les chocs et le bruit cataclysmique lorsque l'étrave raclait le fond avant de rebondir et de se replanter 20 ou 30 mètres plus loin.
Le Patron Torpilleur avait été débarqué en arrivant.
Merlin dit Merluch

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