La Narvalaise

La Narvalaise

British Vision

Bernard HOUETTE - Claude DAROUX - Daniel JOLY

 

 

Pour un sous-marin, il y a trois « situations » de navigation :

-  navigation en plongée, sa raison d’être,

-  navigation en surface, adoptée pour se déplacer rapidement d’un point à un autre ou dans des zones dont la profondeur de la mer ne permet pas de plonger en sécurité.

-  navigation à immersion périscopique, pour voir sans être vu.

 

Cette dernière est très certainement la plus délicate à plusieurs titres :

-  à immersion périscopique le sous-marin est juste sous la surface, à fleur d’eau, il navigue en général à vitesse réduite pour minimiser son sillage et ne pas trop atteindre sa discrétion.

-  en étant juste sous la surface, il se trouve au même niveau que la quille des bateaux de surface.

-  le périscope, à lui seul, peut faire un très bel écho sur les radars de ses chasseurs.

-  s’il est en marche au schnorchel, il est plus bruyant donc plus facilement détectable à l’écoute. Il est également plus « traçant » : sillage et fumées d’échappement.

-  schnorchel = tube d’air, donc potentielle grosse entrée d’eau.

 

Le sous-marin se trouve donc dans une situation délicate et risquée, l’efficacité des senseurs de détection sonores peut être diminuée, la veille optique périscopique devient alors primordiale.

Sa vulnérabilité est avérée et le risque d’abordage est important.

 

Pour rappel :

-  l’immersion périscopique correspond à la hauteur du sous-marin, du haut du massif à la quille.

Pour le Narval, ce sera 15 m.

-  l’immersion de sécurité est l’immersion à laquelle le haut du massif est immergé d’une profondeur supérieure au tirant d’eau des navires.

Pour le Narval ce sera 30 m.

 

Abordage, éperonnage, collision, plusieurs sous-marins du type « Narval » ont vécu ce type d’accident alors qu’ils naviguaient à immersion périscopique : le Marsouin en 1960 et en 1961, l’Espadon en 1961, le Morse en 1966, le Requin en 1966. Nous ne parlons pas des accidents survenus en plongée ou en surface.

 

Le Narval n’y a pas échappé, c’était en 1962 lorsque sa route a croisé celle du British Vision.

 

 

 

Quelques jours après la présentation du sujet, un Vieux Loup du Narval, témoin de cet accident, est retrouvé. Alors Quartier-Maître Timonier à bord du Narval, notre ami Daniel JOLY n'a rien oublié de cet évènement. Voici son témoignage.

 

 



17/12/2018
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